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Notebooks addict

Journaliste, formatrice, autrice, Sophie Ekoué consacre sa vie à l’écriture et à différentes formes d’expression. C'est une amoureuse des jolies choses de la vie, de l’art à l’artisanat en passant par la littérature et la musique. Dernier défi en date ? Une résidence d'artistes qu’elle a fondée sur ses terres africaines, au Togo. Allez voir si vous passez par là !


Qu'est-ce qui vous pousse à acheter voire à collectionner les carnets ?

Je ne sais pas pourquoi j’ai toujours été attirée par les carnets, mais cela remonte à mon enfance. Sans doute pour la discrétion qu’ils offrent. Je peux les glisser dans mon sac à main, tout prêt pour y inscrire tout à tas de choses. Petit à petit cette attirance utilitariste est devenue une frénésie de collectionneuse. J’achète des carnets pour la forme, la couleur, la matière, le toucher. Les carnets me font des clins d’œil.


En offrez-vous également ?

J’offre des carnets à ma fille qui a attrapé aussi ce virus.


À quoi vous servent vos différents carnets ?

J'y note tout : des phrases attrapées dans la rue, à la radio, lors d’une conférence, pendant mes lectures… Les choses qui m’ont émue avant tout et également des phrases qui jaillissent de moi tout simplement.


Vous auriez quelques exemples ?

Récemment, j’ai noté : « Lorsque la mer se retire, on voit ceux qui se baignent nus » de Warren Buffet. Je viens d'ouvrir mon carnet et voilà ce que je lis ; « J’aime tellement les femmes que j'ai échangé ma femme de 50 ans contre deux jeunes femmes de 25 ans ! » Et encore ceci : « Toute sa vie est réglé sur trois notes FA SI LA comme facile ».


Dessinez-vous également ?

Non, je ne sais même pas dessiner un chat!


Que vous apporte l’écriture manuscrite ?

une grande paix intérieure, un calme, une tranquillité. J'ai cette impression de transmettre un peu de moi à un bout de papier et j’ai toujours la ressource d’y revenir pour revoir ces inscriptions.


Que répondez-vous à ceux qui trouvent cela désuet ?

Je peux comprendre. Ils ratent juste une occasion de tisser un lien avec un objet exceptionnel. Il pourrait être en papyrus, en velours, en soie !


Et quand un carnet est plein, qu'en faites-vous ?

Je le garde. Je possède une vingtaine de carnets que je garde de dans un sac offert par une amie et j’ai plaisir à les ouvrir pour lire et relire, comme un vrai livre, tout ce que j'y ai inscrit. Et alors les émotions remontent comme au premier jour.


La Villa Séguro est une résidence d’artistes située au bord du lac Togo, à 23km de Lomé.

Mail : villaseguro1@gmail.com. À suivre également via Facebook et Instagram